Avril 2009

L’offre obligataire un nouvel Eldorado?

28-04-2009 10:26 | Catégorie : Placements et Marchés Financiers,  Financements et Taux d'Intérêts

L’offre obligataire un nouvel Eldorado ?

Difficile aujourd’hui pour nos grandes entreprises de trouver auprès de leurs banquiers une oreille attentive et bienveillante s’intéressant à leurs besoins de financements.

Difficile de faire appel au marché sans offrir des rémunérations dignes d’un dividende avec uniquement le risque obligataire.

La prime au risque serait elle devenue si importante qu’offrir du  6 ou 8 %  de coupon annuel quand on s’appelle Accor ou Michelin devient  un minimum nécessaire à la réussite de l’emprunt obligataire lui-même ?

Partant du principe que la plupart de nos grandes entreprises ont un manque cruel de liquidités, ce type d’offre ne participe t’il pas à la création d’une forme de revolving obligataire ? Un crédit permanent utilisable à souhait en fonction des aléas économiques.

A ce titre vous remarquerez que les mots changent, il faut parler d’offre obligataire et  non  d’emprunt obligataire.Peut-être n’y a-t-il aucun risque : souvenez vous de Lehman Brothers qui en Mars 2008 offrait du 8 % avant de faire faillite en Octobre de la même année.

Restons lucide.

Les taux de rémunération offerts sont symptomatiques de l’urgence des besoins ; ils sont le reflet parfait de la santé immédiate de l’entreprise et ne peuvent et ne doivent en aucun cas  être considérés comme des placements sans risques ou  à risques modérés.

Si vous souhaitez rentrer sur ce marché, il faudra diluer ce risque au travers de fonds obligataires constitués au minimum d’une centaine de lignes et limiter ainsi l’impact d’une ou plusieurs  défaillances.

N’oubliez jamais que dans ce type de placement vous devenez le banquier qui prête, et souvenez-vous alors de toutes les précautions dont s’est entouré votre banquier avant de vous prêter de l’argent.

A cet effet vous trouverez en annexe un récapitulatif des principales cotations et de leurs explications. A regarder avec attention mais à prendre avec circonspection, certains subprimes n’étaient pas loin du double A.

Christophe  Lenne