Blog édité par ICF, cabinet de conseil en gestion de patrimoine
14 janvier 2009 10:00
| Catégorie :Juridique & Fiscal
L’optimisation fiscale devient un art complexe
La loi de finance 2009 instaure pour la première fois un plafonnement des avantages fiscaux obtenus par l’utilisation de mécanismes de réduction du revenu imposable, de réduction ou crédit d’impôt.
Le total des avantages fiscaux ne peut pas procurer un gain fiscal supérieur 25 000 € + 10 % du revenu imposable.
Il est tenu compte des avantages fiscaux accordés au titre des dépenses payées, des investissements réalisés ou des aides accordées à compter du 1er janvier 2009.
Les avantages fiscaux retenus pour l'application du plafonnement, au titre d'une année d'imposition, sont les suivants :
En revanche, échappent au plafonnement des avantages fiscaux, les réductions d’impôts et crédits d’impôts accordés dans les cas suivants (non exhaustif) :
L’optimisation fiscale devient plus que jamais un art complexe, d’autant que chacun des principaux dispositifs d’incitation fiscale à l’investissement patrimonial sera assortit de son propre plafonnement.
Nous sommes à votre disposition pour vous faire part de nos conseils avisés.
Gérald BRANCHE
16-06-2010 11:56 | Catégorie : Placements et Marchés Financiers
09-06-2010 09:21 | Catégorie : Placements et Marchés Financiers
19-05-2010 14:58 | Catégorie : Placements et Marchés Financiers
10-05-2010 15:29 | Catégorie : Placements et Marchés Financiers
03-05-2010 16:47 | Catégorie : Financements et Taux d'Intérêts
est un cabinet indépendant en gestion de patrimoine, implanté à à Lyon depuis 1993. [...]
Flux RSS qu'est ce que c'est ?
Commentaires :
Les stratégies à mettre en oeuvre à compter du 1er janvier 2009 pour défiscaliser ses revenus doivent tenir compte des ces nouvelles règles, et des exceptions - sans quoi il n'y a pas de règle qui vaille - qui persistent notamment en 2009.
L'essentiel de la réforme, et en tout cas la contrainte la plus forte pour les contribuable les plus imposés, tient au plafonnement global des niches fiscales : 25 000 € + 10% du revenu imposable. Si l'objectif recherché est d'aller au delà de cette limite,la stratégie sera de sélectionner des investissements de type monument historique ou dans certains cas Malraux qui échappent encore à ce fameux plafonnement global, et qui permettent donc de défiscaliser sans limite.
Mais la stratégie fiscale doit avoir comme limite la stratégie patrimoniale, et le choix de tels ou tels dispositifs ne peut se faire qu'après analyse de la situation patrimoniale, familiale, et fiscale de chaque investisseurs.
A titre d'exemple, le choix entre loi Scellier et Robien en 2009 dépendra de la tranche marginale d'imposition et de la CSG payée, de la présence ou non de revenus fonciers avant investissement.
De la même façon, le choix entre un investissement Scellier et son possible gain fiscal de
75 000 € sur 9 ans, et un investissement échelonné sur 3 ans en loueur meublé non professionnel (LMNP) pour obtenir le même gain fiscal, n'est encore une fois pas évident ; il dépend naturellement des objectifs patrimoniaux à moyen terme et de la situation fiscale existante, et des moyens mis en oeuvre.
La loi de finance à donc fixer un gain fiscal maximum, tous dispositifs confondus (encore une fois sauf exceptions !), et les dispositifs qui sont passés en mode réduction d'impôts se voient appliquer des plafonnements propres :
- LMP/LMNP : 5% de l'investissement plafonné à 25 000 € par an
- Scellier : 25% de l'investissement (dans la limite de 300 000 €) échelonné sur 9 ans
- Malraux : 30% à 40% (selon le classement de la zone) des dépenses engagées pour la restauration, plafonnées à 100 000€ par an. Certaines opérations échappent à cette règle.
- etc.
Avant de se lancer, un conseil bien avisé reste plus qu jamais nécessaire !
Gérald BRANCHE